13 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

Fini le temps des bisounours…

Vie

Pessimiste ou optimiste ? Un peu difficile de donner dans la grande euphorie depuis la semaine dernière mais de quoi se demander de quoi est fait notre petit monde intérieur…

Combien d’entre nous, la semaine dernière, après les événements de Paris, n’ont-ils pas été submergé par la tristesse, l’incompréhension, l’éprouvante découverte d’une noirceur qui sommeille en nous, latente, prête à se révéler dès que la peur et l’angoisse viennent la réveiller ? La vie en noir, le pessimisme, le fatalisme, le catastrophisme, tous ces mots qui frappent de plus en plus régulièrement à la porte de notre cœur au fil des démonstrations de haine et de violence religieuse, raciste, ethnique et autres de ces dernières années.

Petit coin de ciel bleu dans la grisaille d’une semaine passée moralement dévastatrice, cette émission de la RTS samedi dernier intitulée « Osons l’optimisme » où Florence Farion recevait en direct Philippe Gabilliet, enseignant en psychologie, conférencier, consultant, vice-président de la « ligue des optimistes » de France et auteur de « Eloge de l’optimisme ».  L’homme résumait le sujet en parlant d’optimisme et de pessimisme comme deux personnages habitant chacun de nous. Chez certains, l’optimisme est le maître de maison et le pessimisme, bien que présent, n’est qu’un domestique avec droit de parole limité. Alors que chez d’autres, c’est bien sûr le contraire. L’exercice auquel l’écoute de cette émission peut convoquer, c’est de savoir dans quelle catégorie chacun de nous se place. Et de faire cet exercice pour soi-même, en ces jours de deuil et de tristesse, est sans doute l’occasion de sonder nos ressources et d’aller cultiver les résidus de joie et d’humour qui peuvent encore nous sauver du découragement définitif sur les perspectives de ce monde en constante et surtout imprévisible mutation.

Selon Philippe Gabilliet, et la pertinence du propos est frappante en ces jours tumultueux, l’optimisme est une regard différent porté sur la douleur, la souffrance, la misère et comme disaient les théologiens du 17e siècle, un regard différent porté sur le mal.

Tout cela même si on se demande quand même si les heureux élus nés dans les années d’après-guerre, de 1950 jusqu’à la fin des « eighties », et j’en fus, n’ont pas vécu dans l’univers des bisounours et de Walt Disney en comparaison du monde de ce début de 21e siècle. L’idée consolatrice et espérons-le salvatrice, c’est que le courage, la persévérance et l’optimisme des hommes, à défaut parfois de la raison,  sont des valeurs pérennes qui traversent intactes l’histoire de l’humanité. Du moins, on l’espère encore. Optimiste je vous dis…

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

RESIDENCE ESSONIA |
Feabea |
Pays-Queyras |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Chipieetcanaille
| Unehistoiredeux
| Tengovacas