18 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

Savoir qu’on ne sait jamais…

Vie

 

Entre parler pour ne rien dire et s’épancher sur des sujets que l’on ne connaît pas, il y a tout le paysage de la stupidité humaine qui défile. Et on tombe tous dans le piège…

 

Il paraît que l’on apprend quelque chose à chaque jour. Oui, mais comment ? Par bel biais continue-t-on à étendre nos connaissances, à acquérir de nouvelles aptitudes, à enrichir notre petit monde avec des expériences ou des savoirs inédits ?

Au-delà d’être au courant qu’un tremblement de terre a dévasté le nord de la Chine ou que Borussia Moenchengladbach a fait match nul contre Werder Brême samedi après-midi, la question ici est de savoir comment nous pouvons améliorer notre compréhension au jour le jour sans camper forcément sur nos acquis et sans compter uniquement sur des perceptions convenues.

Il y a sans doute plusieurs moyens qui,  sans vraiment se valoir, ont l’heur de se compléter. La lecture des quotidiens donne une idée de l’actualité qu’elle soit locale, régionale ou internationale. Idem pour l’écoute des informations ou la vision du journal télévisé.

Les médias ont leur langage et leur interprétation de la réalité. Pour ne pas laisser les journaux, la télévision ou internet unanimement modeler notre entendement du monde, interviennent ici deux notions essentielles : l’effort et l’engagement. Effort de prendre un livre, d’aller au cinema, de se mettre à l’écoute de voix nouvelles, de gens érudits. Engagement de ne pas croire tout ce que l’on lit ou tout ce que l’on nous dit, volonté d’aller au delà des lieux communs, des avis partagés par la majorité et de ce que « tout le monde pense » ou « tout le monde dit ».

La paresse, intellectuelle surtout, est la mère de l’ignorance et la grand-mère de la stupidité, donc de la grande c… humaine.  Car c’est lorsque l’on parle sans savoir, sans connaître à fond un sujet, que l’on profère les plus immondes imbécilités. Comme lorsque l’on parle de quelqu’un que l’on n’a pris le temps de bien connaître, on a bien des chances de se tromper à son sujet. La sagesse des Indiens d’Amérique du Nord nous le rappelle : « Ne critique jamais ton voisin avant d’avoir marché dix miles dans ses mocasssins ». En d’autres termes, quand tu ne connais pas quelqu’un ou quelque chose, soit tu t’engages à faire l’effort d’aller au contact de celui-là ou de ce sujet, soit tu te te tais et tu retournes à tes chères études.  Dans tous les sens du terme.

Chronique parue dans www.laliberte.ch du 18.11.2014

 

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